Je me suis senti guidé à partager avec vous le texte d’une petite planche de BD que j’aime beaucoup car elle parle d’une attitude qu’on nous encourage à avoir en tant qu’hommes et qui est toxique, celle de se construire une armure de protection, de ne pas exprimer ses émotions, de ne pas accepter ses vulnérabilités ni oser demander de l’aide car ça voudrait dire que nous sommes « faibles ». Puissions-nous enlever nos carapaces, nos masques, toutes les attitudes toxiques qu’on nous a inculquées et partager librement et authentiquement ce qui se passe en nous avec les autres, concernant nos vulnérabilités et nos émotions, ce qui n’est pas un signe de faiblesse. Reconnaître ce qui se passe réellement en nous et l’exprimer sont les premières étapes de la libération intérieure, et cela nous rend plus fort, plus serein et aligné 💪🕊🌏☀️🌿💎

J’espère que vous y trouverez des clés utiles.


 

« Masculinité Toxique” est un terme populaire et controversé en ce moment, mais que veut-il dire? L’idée fausse que j’entends est que cela veut dire que la masculinité est toxique, mais ce n’est absolument pas le cas. La masculinité toxique est en fait un terme utilisé en sciences sociales pour décrire certaines attitudes négatives ayant été socialement façonnées dans l’idée qu’on a du rôle de l’homme.

C’est la façon dont la société patriarcale est nocive pour les hommes car elle les pousse à nier les traits non-masculins et elle récompense la colère, la violence et les habitudes destructrices.Si nous n’abordons pas tout cela, la masculinité toxique peut pousser les hommes à se faire du mal à eux-mêmes et aux autres. Laissez-moi vous expliquer comment cela m’a affecté.

On m’a appris à moi et mon frère quand nous étions très jeunes de ne pas pleurer quand on tombait ou quand on avait mal intérieurement. En fait, il n’y avait jamais de moment approprié pour pleurer. Il y eut une fierté silencieuse dans le fait d’être résilient.

Les hobbys qui étaient perçus comme féminins – comme la cuisine, la danse et le chant – nous valaient les rires de la famille et des amis, donc nous avons arrêté d’en faire. Je suis devenu embarrassé par mes passions avant même de les partager. Si je sentais qu’elles n’étaient pas masculines, je les gardais pour moi.

Dans une relation qui a mal tourné, je me suis retrouvé avec un oeil au beurre noir et la lèvre ouverte. J’ai partagé ce qui s’est passé avec quelques personnes. Personne ne m’a aidé, on m’a laissé entendre que c’était ma propre inaptitude qui avait causé ça.

Quand j’étais au plus bas — que je buvais trop et restais au lit toute la journée — j’ai envoyé un email à mon père pour lui expliquer que j’étais bloqué et que je ne savais pas quoi faire, mais la réponse a juste été d’être fort. Mettre une carapace/armure est une bonne façon pour que les personnes ne se soucient pas de nous, mais c’est tout ce que cela apporte.

Et ensuite il y avait mon grand frère que j’admirais. A mes yeux, il était supérieur — plus fort. Je ne savais pas qu’il souffrait, il ne m’a jamais parlé de ses problèmes.

Il a mis fin à ses jours.

Aux funérailles, j’ai entendu mon grand-père dire à mon père de s’endurcir et être fort. Même aux funérailles de son propre fils, c’était inacceptable de pleurer ou de laisser sortir ce qu’il y a à l’intérieur.

Même à son âge, mon père était encouragé à tout enfouir en lui.

Et cela est TOXIQUE.

Se permettre d’être ouvert à nos vulnérabilités, nos émotions et problèmes n’est pas de la faiblesse. Quand vous êtes capable de comprendre et aborder ces choses, vous pouvez devenir meilleur et surmonter les nombreux problèmes de la vie. Vous ne pouvez pas changer quelque chose si vous ne reconnaissez pas qu’elle existe.

Si vous avez besoin d’aide, vous avez le droit de le demander, peu importe votre genre. Ce n’est pas un signe de fragilité de parler — vos sentiments sont valides.

Je ne crois pas que la réponse soit de rejeter les idéaux masculins, mais de redéfinir ce qu’ils signifient pour nous. Ne pas juger le genre à travers un prisme étroit, mais plutôt accepter les nombreuses façons qu’ont les garçons, les hommes, (tout le monde) de s’exprimer. Il n’y a que vous qui décidez du type de personne que vous voulez être. Les attentes toxique sur les genres des autres ne devraient pas avoir d’influence sur cela. »

Source : Luke Humphris, https://thenib.com/toxic-masculinity

 

 

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